Le noir et blanc est en général attaché à ce qu’on appelle les livres d’art, par opposition aux supports de communication, préférant de loin la couleur. Les auteurs traversent en un regard oblique, voué non à concurrencer mais à compléter la richesse imagée que les sites basco-landais ne manquent pas d’avoir inspirée.
Le choix de photographies est à l’avenant : les vues les plus incontournables sont exploitées avec cette touche qui les distingue radicalement de la « carte postale ».
Les portraits, les points de vue décalés, voisinent ainsi avec les sites dont les locaux sont les plus fiers.
Disposées avec une inventivité qui préfère l’épure au baroque, ces images forment un ensemble simple et sophistiqué. En un mot, élégant.
Le texte, quant à lui, vient en contrepoint des courtes légendes qui sont informatives. Chaque lieu voit un auteur impliqué. Qu’il soit journaliste ou figure locale, une plume avant tout.
Car il s’agit de brosser un portrait poétique, concis et qui ne se veut pas souligner l’image mais la compléter.
Bayonne a été croqué par Jean-Pierre Aren, figure du journalisme local et figure locale tout court, avec à son compteur
toute une vie active de rédacteur à Sud Ouest. Biarritz a été sondé par Julien Lacoste, rédacteur au Journal du Pays Basque, et notamment dans ses pages culturelles. L’âme de Ciboure a
été confiée à l’un de ses connaisseurs, Guy Lalanne, et celle des côtes basque à Christian Eric Siemen fin lettré… la côte landaise à monsieur Romant : instituteur, inspecteur d’académie et
écrivain à ses heures, et, Capbreton à Sophie Labégorre, landaise dans l'âme.